Le Voile de Téhéran, Tamoush Sianee, éditionRobert Laffont

Massoumeh a seize lorsque ses frères remarquent son idylle, tout à fait innocente, avec Saïd. Mais cela suffit a heurté l'honneur familial. Battue, puis mariée de force à un homme qu'elle ne connaît pas. Alors que son seul rêve est de poursuivre ses études, elle doit se soumettre à l'autorité de son mari. Révolutionnaire dans l'âme, celui-ci n'est pas aussi dur que ce qu'elle l'imaginait. 
Sur un fond de révolution et de guerre Irak/Iran, Massoumeh, femme puis mère,affronte la vie et ses épisodes douloureux de son mieux

Longtemps interdit en Iran, ce livre est un énorme succès partout dans le monde. Un regard sur les traditions, la culture et la religion qui joue un rôle très limiteur pour les femmes.

Mon avis : Je n'ai pas l'habitude de lire ce genre de roman et ce n'est pas ce que je préfère et pourtant j'ai lu ce roman du début à la fin avec intérêt.
Dans une société sur le point d'être fondamentalement bouleversée, on assiste à la condition des femmes des plus attristantes. Soumise à l'autorité de son père et de ses frères, Massoumeh assiste bien malgré elle à son départ pour aller s'installer dans la maison de son époux. La vie est très loin de lui être facile et chaque épreuve est un nouveau coup de couteaux porté à son optimisme. A chaque période heureuse de son existence, un nouveau drame pointe son nez.


Hormis l'histoire de cette jeune femme d'un courage exemplaire, on assiste à l'avènement d'un nouveau régime en Iran, non obtenu sans violence. Et après cet épisode c'est la guerre contre l'Irak qui débute. Un régime complètement bouleversé qui voit ses lois dictées de plus en plus sévèrement. Les traditions sont présentes dans ce récit et l'on assiste, impuissant à la position accablante des femmes, démunies de toutes libertés. Victime de l'autorité de leur famille puis de leur mari, elles ne sont vues que comme un objet vil et menaçant pour l'honneur de tous.

C'est un roman bouleversant qu'on suit jusqu'au bout. Nous n'avons qu'une envie, que Massoumeh connaisse enfin un peu le bonheur. C'est peut-être le seul petit bémol que j’admets. Cette pauvre femme en bave toute sa vie alors on espère qu'à la fin elle saura se détacher des a priori de la société et qu'elle aura su inculquer les valeurs qui lui sont propres à ses enfants. Eh non ! Elle doit même renoncer à son propre bonheur pour ceux qu'elle aime.


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